FAUX-CULS AND CO – ÉLECTROCHOC ET PEINE DE MORT
12 juin 2017
PETITS A-CÔTÉS D’UNE GRANDE CLINIQUE
12 juin 2017

GROS NULS – PETIT ESSAI SUR LA TERREUR ISLAMIQUE

DAECH a mis péniblement cinq ans pour recruter 1500 jeunes français égarés dont la sottise, affligeante, transparaît clairement dans le déroulement – on n’ose pas dire organisation – des attentats du 13 novembre à Paris. Vraiment nous leur avons fourgué la lie.

Depuis ces mêmes attentats, précisément, 1500 jeunes viennent s’engager chaque jour dans l’armée française. Combat manifestement inégal, perdu d’avance pour l’EI. Ces jeunes qui affluent aux guichets des centres de recrutement ne sont pas tous et de loin des jeunes français « de souche » (je n’ai aucun complexe à utiliser ce mot, vous en trouvez de meilleurs? Je n’ai aucune vocation de faux-cul), berrichons ou limougeots, mais aussi des « basanés », parfois issus des técis, qui disent « trop, c’est trop, cette fois j’en ai assez, ça fait longtemps que j’hésite, mais cette fois, ce n’est plus possible, je viens m’engager pour la France ». Il y en a même qui disent en avoir marre de tenir les murs, de tremper dans les magouilles et les trafics, qu’ils ne veulent plus cautionner tant ils sentent confusément qu’ils sont de même nature que l’Etat Islamique.

La bêtise est omniprésente dans les attentats de Paris. Il y a évidemment les trois crétins ou maladroits du Stade de France qui se font exploser seuls sur les parvis pendant que tout le monde regardait tranquillement le match. On croit comprendre qu’ils avaient prévu d’entrer dans le stade avec les spectateurs et de tout faire pèter dans les gradins sous l’œil placide de Hollande que rien sans doute n’aurait pu sortir de son coma dépassé. Mais qu’ils avaient oublié d’acheter des tickets d’entrée, disponibles pourtant sur internet des mois à l’avance. Allez donc acheter des places au guichet, quand il faut ouvrir sa veste, exhiber sa ceinture d’explosif pour atteindre son portefeuille! Eh bien, c’est raté. Pour une fois le ridicule tue. Ça, pour s’éclater, on s’éclate, à DAECH!

Un de mes petits patients, à qui son père avait, pour son anniversaire de 10 ans, offert une place au Grand Stade, a été pris à la sortie sous le tsunami de la panique – ah, cher Gustave le Bon! – et laminé comme son papa sous six couches superposées de spectateurs plaqués à terre par la horde sauvage des bisons peu futés déferlant vers la sortie sans égards pour les écrasés. Le papa y perdit ses lunettes, ses clés, son portefeuille, ils mirent du temps à retourner chez eux en loques et couverts d’ecchymoses. La maman, folle d’inquiétude et envahie par la culpabilité d’être restée à la maison (mais c’était une sortie entre hommes et son cadeau d’anniversaire à elle était une virée de trois jours avec son fils à Londres), m’envoie le samedi à l’aube un SMS: « Cher Docteur, malgré les événements, assurez-vous votre consultation ce matin? » Réponse: « Chère Madame, je suis vivant, debout, et combattant, venez tout de suite, the show must go on! » Séance de débriefing, que notre petit footeux, miracle de jeune courage, conclura par un fier: « Mais tout de même, Docteur, nous avons gagné 2-0! »

Conversation sur Skype avec mon fils installé dans le sud du Japon: – Tes terroristes sont desgros nuls. – Ce ne sont pas tout à fait mes terroristes. – Au Bataclan, ils auraient pu beaucoup mieux faire: il suffisait que l’un d’entre eux entre et commence à tirer, les deux autres, tranquillement postés sur le trottoir d’en face n’avaient plus qu’à canarder la foule qui sortait en masse: carnage assuré! – C’est vrai, ils se sont donnés un mal fou pour seulement quoi? 129 morts, une misère! – Oui, mais leurs petits copains de la branche Sinaï ont fait beaucoup plus fort sans risquer leur peau, avec une boite de bière bourrée d’explosifs, glissée dans la soute de l’Airbus: 264 morts – Mais ce sont des russes, ça ne compte pas! Ca compte pas pareil. – Et c’est un Airbus, mauvaise pub, marketing désastreux!

Puis les tueurs rescapés se font abattre par le RAID à St Denis (sauf un, en cavale, dont DAECH se chargera), le mercredi matin. Totalement idiot. Pourquoi mourir un mercredi alors qu’on pourrait mourir le vendredi? Avec un tout petit peu de patience (mais les 70 vierges n’attendent pas, ils risquaient de se faire recevoir à coup de rouleau à pâte), ils auraient pu faire des cartons magnifiques: Le jeudi, troisième de novembre, les bistrots parisiens étaient combles. Au Café Poussin, à côté de mon Cabinet (les deux, tout à fait excellents), on était au coude à coude, les femmes debout sur les tables, à beugler des chansons à boire. Nos braves terroristes ignares avaient simplement zappé le Beaujolais Nouveau! Rien que ça! C’est comme les billets d’entrée au Stade de France! Des ilotes.

Décidément le ticket d’entrée dans la Civilisation Occidentale est hors de prix pour ces pauvres types.

Pendant ce temps-là, c’est tout bénef’, le PIB augmente. Et grâce aux musulmans extrémistes, nos compatriotes d’origine sub-saharienne atteignent enfin au plein emploi, puisque, vigipirate oblige, devant chaque magasin, supermarché ou lieu public se trouve désormais un grand black baraqué qui fait ouvrir les sacs avec une nonchalance propre à remettre en sa juste place l’activisme méticuleux et brouillon qui conduit nos tâcherons de terroristes à l’échec et au grotesque.

Tout le monde, bien entendu, s’étant régalé du sketch de John Oliver qui avec force grossièretés promet une déculottée totale à ces « putain de terroristes » – « putain » étant donné pour une traduction aimable de « fuck » (voir ma thèse de Doctorat en Médecine, « Les Familles Thérapeutiques, Présentation de Browndale », Paris-Créteil 1971) – dans leur « fucking attack » contre la culture et le mode de vie des français, irréductibles bouffeurs de grenouilles, qui ne manqueront pas d’opposer aux bombes et aux kalachnikoff leurs armes de destruction massive, Edith Piaf, Jean Paul Sartre, Camus, le camembert, le bon vin, Proust et sa Madeleine et surtout, surtout… leur putain de croquembouche

Quand on pense à ces stupides cons (bravo pour le pléonasme!) qui se sont démenés comme des malades pour tuer 129 fêtards, alors qu’il leur aurait été tellement plus simple de n’en zigouiller qu’une seule: Ils auraient pu appliquer à Mme Taubira « la grande décollation de la tête et du cou renouvelée de Saint Jean Baptiste » et recommandée par notre bon Père Ubu, qu’ils auraient connu un bien plus vif succès populaire (ainsi qu’auprès des supporters d’Alfred Jarry) en en baladant le chef au bout d’une pique, de la République à la Bastille, ou inversement, itinéraire classique des manifs parisiennes de la gauche caviar.

Bref, sais-tu: Les djihadistes égyptiens, une fois, sont tout de même plus sérieux que les franco-belges.

Tout cela est bien décevant, certes. Mais parfaitement prévu par le génial Alfred Sauvy, il y a plus de soixante ans dans sa Théorie Générale de la Population (1952-1954): Annonçant la croissance démographique énorme qu’allait connaître la planète, il annonçait également la croissance corrélative de la bêtise, malgré tous les efforts qui seraient portés sur l’enseignement. Corrélativement l’augmentation des moyens techniques mis à la disposition de ces masses, dont évidemment des moyens de destruction massive, ne pourrait qu’entraîner des catastrophes. Ce qui se vérifie aujourd’hui: Même si le nombre de surdoués augmente en nombre absolu, celui des sous-doués augmente beaucoup plus. Le QI moyen de l’espèce baisse donc drastiquement, ce qui crée un immense danger pour elle-même, ce qui n’est en soi pas trop grave, mais aussi pour les autres espèces et pour le reste de la planète, ce qui l’est plus.

En témoigne par exemple l’énorme difficulté à avancer sur des problèmes vitaux, réchauffement climatique, élimination des armes nucléaires etc.

D’où l’augmentation des catastrophes, en particulier industrielles, dont on sait très bien qu’elles sont pratiquement toujours dues à des erreurs humaines. Alors, avec des armes de guerre mises à disposition de tout un chacun, – on peut se procurer une kalachnikoff dans n’importe quel bistrot de banlieue en cherchant à peine et pour vraiment pas cher – et un peu de coke pour se donner de l’allant, et zou! Allah Akbar, ça baigne…

Il y a dix ans, le barbecue était à la mode, les journalistes n’avaient pas encore découvert ce que tout le monde sait depuis plus d’un demi-siècle, en tout cas nous autres médecins, à savoir que les graisses carbonisées au barbecue sont effroyablement cancérigènes. On se faisait donc griller (lire sur ce blog l’article « Transfo »): Aujourd’hui, on s’éclate. On s’explose. Ça déchire. La tendance mode est à la ceinture d’explosifs. Et en plus ça se déclenche tout seul, sans qu’on ait rien à faire, seulement par une hausse minime de la température corporelle. Boulot de paresseux, même pas à appuyer sur un détonateur. Et même pas mal!

Le pompon, on l’a vu, ce sont les trois cons masturbateurs qui se sont fait exploser la tronche sur l’esplanade du Stade de France, comble de l’autoérotisme. Ils auraient pu au moins gueuler vive le Stade, vive la France. Ou encore, allons! un peu de culture: Vive la Ligue! Aucun dégât, à part eux-mêmes et un vigile. Trois/un à qui perd gagne. Le vrai dégât, la grande panique est survenue bien après: ils étaient déjà morts.

Le drame, c’est bien cela, c’est le drame de la connerie.

La connerie crasse, épaisse, indécrottable.

Carlo Cipolla le confirme brillamment, dans le même sens que Sauvy. Dans son superbe ouvrage intitulé « Les Lois Générales de la Stupidité Humaine », qui est mon livre de chevet et devrait être le vôtre, il énonce très clairement la loi selon laquelle les individus et organisations stupides prolifèreront inéluctablement jusqu’à occuper la totalité de la planète. En effet, le sujet intelligent, celui, situé dans le quadrant supérieur droit de son graphique, capable de se procurer des bénéfices ou des profits en apportant à autrui des avantages et bénéfices maximaux, peut, parce qu’il est être de logique, comprendre et anticiper les comportements des individus situés dans les deux quadrants adjacents, et donc s’en prémunir: ceux du quadrant inférieur droit, c’est à dire les bandits qui s’ingénient à se procurer des gains en infligeant des pertes aux autres, et ceux du quadrant supérieur gauche, dit des crétins, capables de s’infliger à eux-mêmes des pertes sévères pour faire gagner autrui. Les uns et les autres pratiquant en quelque sorte des jeux à somme nulle, les lois du marché, la concurrence pour les premiers, la faillite pour les seconds, se chargeront d’en limiter l’extension démographique.

Il n’en est évidemment pas de même pour les stupides, ayant élu domicile dans le quadrant inférieur gauche, ceux qui sont prêts à tout, capables de s’infliger des pertes abyssales pour en infliger aux autres, y compris bien sûr à leurs propres congénères. Nul ne peut savoir où, quand, comment ils vont se manifester, sévir, frapper. Totalement illogiques, donc imprévisibles, d’une incommensurable connerie, ils ne peuvent que se répandre au détriment des autres catégories et finalement vaincre et posséder la terre entière.

Ils échappent même, c’est dire, aux catégories si savamment élaborées par nos ancêtres les aliénistes du XIX° Siècle pour la classification des déficients mentaux et handicapés intellectuels, ceux qui apparaissent sur la courbe de Gauss distributive des performances, au WISC, d’une population donnée, dans le quartile inférieur, au-dessous de 90. Dans l’ordre: les débiles légers, les débiles moyens puis les débiles profonds, classés eux-mêmes en deux catégories, les éducables et les semi-éducables, puis, vers les profondeurs, les imbéciles et tout au fond du bus, les idiots. Nulle part il n’est question des Stupides.

DAECH joue la dessus comme sur du velours. On ne peut même pas parler de stratégie ni de tactique, ni de complot, la connerie pourvoit à tout.

Il est probablement illusoire d’imaginer quelque part là-bas, au cœur de l’Arabie mystérieuse, quelque général en chef, stratège de génie, orchestrant et coordonnant les attaques des groupes terroristes à travers le monde. S’il existait, il serait déjà mort, tué par un drone américain, un agent du MI6, ou tout simplement par un concurrent voulant être calife à la place du calife. Et remplacé par un autre, qui serait déjà mort, etc… En fait, il suffit à ce chef d’être une construction fantasmatique, et d’être très con, pour fonctionner très approximativement, mais très efficacement en termes de dégâts maximum. Et pour drainer des financements qui ne viennent sans doute pas seulement des Saoudiens, mais de partout, y compris de ceux qui hurlent à l’anti-terrorisme, c’est à dire aussi bien de nous. De nos impôts.

Car ce qui est caractéristique, c’est la façon dont tout à coup, après les attentats du 13 novembre, parce que tout de même les français « moyens », les français du tout-venant, appelons les comme vous voulez, le populo décrété populiste par les « élites », ont commencé à penser, et à dire, que ça commençait à faire assez, les gouvernants se mettent à s’activer un peu et, oh miracle, on trouve des caches d’armes partout, des djihadistes partout, des réseaux, des groupes dormants, des connections internationales, des disques durs, des traces de communications téléphoniques mobiles, des passages de frontières, des empreintes digitales, des enregistrements de caméras de télésurveillance, etc, partout.

Tout à coup, les gouvernants se remuent, ou font semblant, font un petit effort pour découvrir ce que l’on savait déjà, et un gros pour essayer de faire croire qu’ils sont compétents et dévoués à la cause commune (et la revoilà la Cause du Peuple, salut Jean-Paul!).

Et plus ils se remuent et plus ils se montrent pour ce qu’ils sont: très cons.

Et totalement inutiles.

Très cons, comme les camarades djihadistes. Même combat. Il n’y a pas de complot, pas de conspiration. Seulement la prolifération de la bêtise, de tous les côtés, imparable car échappant à toute logique rationnelle, telle qu’annoncée par Sauvy, Cipolla, et bien d’autres.

Imparable, car susceptible de sévir n’importe où, n’importe quand, n’importe comment, par le truchement de stupides prêts à s’infliger à eux-mêmes des pertes abyssales pour provoquer des désastres dramatiques aux autres, individus, groupes, sociétés, au hasard, à l’aveuglette.

Nous voilà bien!

Ce n’est pas une raison pour avoir peur. Il faut bien mourir de quelque chose. Quand on voit tout le mal que ces gens se donnent, et les résultats! Ils ne sont pas rendus. A ce rythme, il leur en faudra du temps pour zigouiller les 66 millions de français, dont les 6,5 millions de musulmans, quasi invisibles car totalement intégrés (certaines essaient pourtant, de façon bien méritoire, de se désintégrer en mettant des voiles très moches) – attention cependant aux proportions: aux Etats-Unis, 2,5 millions de musulmans pour 360 millions d’habitants, ce n’est pas le même ordre de grandeur.

Et il leur en faudra du temps pour empêcher les français de fêter le Beaujolais Nouveau et de critiquer le gouvernement, sport national,

129, c’est pas terrible: A vue de nez, trente fois moins que les accidents de la route, six cent fois moins que le tabac, à peu près pareil en regard du diabète de type II, des cancers évitables, des conséquences de la bibine… Et les 70 vierges, c’est peanuts face à la came généralisée.

Finalement c’est un contre-désastre pour un désastre, un prêté pour un rendu, je n’irai pas jusqu’à parler de juste retour, ce serait nettement exagéré. Mais nous pourrions quand même nous remuer un peu. Sic transit…

Commencer par en rire, vertu française.

J’ai un peu le sentiment que depuis quelques temps nous essayons d’être plus gentils les uns avec les autres.

Moi, j’ai mis des drapeaux. Et je mets des fleurs, qui sont le seul vrai antidote à la guerre (attention, cela ne veut pas dire qu’il faille baisser les budgets militaires, bien au contraire, et merde, après tout).

Et j’insiste auprès de mes jeunes et jolies patientes pour que, plus que jamais, elles aillent danser. La fonction sainte des jeunes filles, leur devoir sacré, c’est de danser. Sì elles arrêtaient de danser, le ciel nous tomberait sur la tête. Et sur celle des djihadistes.

Nous voilà bien!